Simulateur TJM net freelance Salesforce
Comparez en temps réel votre revenu net selon votre statut juridique. Micro-entreprise, EI, EURL, SASU — découvrez quel statut maximise votre rémunération.
📊 Comparaison nette annuelle
Rappel — il s’agit de simulations indicatives, pas d’un calcul comptable certifié. Les hypothèses retenues (ratios rémunération/dividendes, frais société moyens, abattements forfaitaires) ne tiennent pas compte de votre situation personnelle complète. Ces simulations ne remplacent pas l’avis d’un expert-comptable.
Comprendre les 4 statuts juridiques du freelance Salesforce
Le choix du statut juridique impacte directement votre net en fin d’année. Voici les caractéristiques principales des 4 statuts les plus utilisés par les freelances Salesforce en France. Rappel : ce sont des simulations indicatives, pas un conseil personnalisé.
🏠 Micro-entreprise — le plus simple, mais plafonné
Le statut micro-entrepreneur est plébiscité au démarrage : déclaration en ligne en 5 minutes, comptabilité quasi inexistante, cotisations sociales proportionnelles au chiffre d’affaires. Pour un freelance Salesforce en BNC (prestations de services), les cotisations URSSAF s’élèvent à environ 23,2 % du CA encaissé. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
Le plafond de chiffre d’affaires est fixé à 77 700 €/an. Au-delà, vous devez passer à un autre statut. Pour un freelance Salesforce confirmé qui facture 600 € de TJM × 200 jours, le plafond est franchi dès la mi-année — ce qui rend ce statut inadapté à moyen terme pour la majorité des profils.
À retenir : idéal en démarrage ou pour une activité d’appoint. Devient pénalisant au-delà de 60 000 €/an de CA.
🏢 Entreprise Individuelle au réel — le compromis
L’EI au régime réel (déclaration contrôlée pour les BNC) permet de déduire vos frais réels du bénéfice imposable : logiciels, formations, déplacements, matériel, mutuelle. Les cotisations TNS (URSSAF + CIPAV) s’appliquent sur le bénéfice imposable et représentent environ 40 à 45 % de ce bénéfice. L’impôt sur le revenu se calcule ensuite sur le bénéfice imposable diminué des cotisations.
Avantage : pas de société à créer. Inconvénient : la totalité du bénéfice est imposée à l’IR, sans optimisation par dividendes possible.
À retenir : bon compromis pour un freelance qui dépasse le plafond micro sans vouloir créer une société.
📊 EURL à l’IS — l’équilibre rémunération / dividendes
L’EURL est une SARL à associé unique. Soumise à l’IS, elle permet d’optimiser la sortie de la valeur : une part en rémunération du gérant (cotisations TNS à environ 42 %), une part en dividendes (taxés au PFU 30 % ou à l’IR sur option). Attention : les dividendes au-delà de 10 % du capital social sont soumis aux cotisations TNS.
Coût annuel : comptabilité obligatoire (3 000 à 6 000 €/an), assurance RC pro, banque pro. Mais le statut TNS reste plus économe que l’assimilé salarié de la SASU sur la même rémunération.
À retenir : pertinent dès 80 000 €/an de CA, équilibre couverture sociale TNS / fiscalité IS.
💼 SASU à l’IS — l’optimisation fiscale maximale
La SASU permet une stratégie d’optimisation forte : peu de rémunération (pour valider les trimestres retraite), maximum en dividendes (PFU 30 %, sans cotisations sociales). Le président est assimilé salarié — statut social proche du cadre, mais charges patronales et salariales lourdes (~64 % total sur le brut).
Stratégie classique : rémunération annuelle de ~12 000 € pour valider 4 trimestres retraite, reste distribué en dividendes. Pas de chômage (cotisation non payée par le président).
À retenir : pertinent dès 100 000 €/an de CA, mais protection sociale réduite. Demande une stratégie comptable réfléchie.
Au-delà du net : retraite et couverture santé selon votre statut
Le simulateur ci-dessus compare uniquement votre revenu net en poche. Or le choix d’un statut juridique impacte aussi votre retraite, votre couverture santé, et votre prévoyance (invalidité, décès, perte de revenus). Et là, les écarts entre les statuts peuvent être très importants — souvent oubliés au moment du choix initial.
🏛️ Retraite : régime général vs TNS
En micro-entreprise, EI au réel et EURL, vous êtes travailleur non salarié (TNS). Vous cotisez à la Sécurité sociale des indépendants (SSI) pour la retraite de base et à la CIPAV ou la CNAVPL pour la retraite complémentaire selon votre activité. Les pensions calculées sont généralement plus faibles que celles des salariés à revenu équivalent, parce que les cotisations TNS sont moins lourdes et que les régimes complémentaires sont moins généreux.
En SASU, le président est assimilé salarié : il cotise au régime général de la Sécurité sociale et à l’AGIRC-ARRCO pour la complémentaire — comme un cadre. La retraite calculée est équivalente à celle d’un salarié à rémunération identique. Mais avec la stratégie classique “rémunération minimale + dividendes maximaux” en SASU, vous cotisez peu — donc vous validez les trimestres mais votre future pension reste modeste. C’est un arbitrage fort à faire : optimiser le net aujourd’hui ou préparer une meilleure retraite.
À retenir : à revenu net équivalent, un dirigeant SASU avec une bonne rémunération aura une retraite supérieure à un TNS. Mais avec la stratégie dividendes-only, la SASU peut aussi pénaliser la retraite future.
🏥 Mutuelle santé : ce que change votre statut
Tous les statuts vous donnent une couverture santé de base (Assurance Maladie). La différence se joue sur la mutuelle complémentaire.
En tant que TNS (micro, EI, EURL gérant majoritaire), vous devez choisir et payer vous-même votre mutuelle. Les contrats accessibles sont des mutuelles individuelles ou des contrats Madelin (déductibles fiscalement). Ils sont historiquement plus chers à garanties équivalentes que les mutuelles d’entreprise collectives — comptez 50 à 150 €/mois pour une bonne couverture famille selon l’âge, vs 25 à 60 €/mois en collectif d’entreprise.
En SASU, vous êtes assimilé salarié de votre propre société. Vous pouvez mettre en place un contrat collectif d’entreprise (même à un seul salarié, vous-même) qui ouvre l’accès à des grilles tarifaires plus avantageuses et déductibles fiscalement à 100 %. Beaucoup de dirigeants SASU sous-exploitent ce levier.
À noter : si vous êtes en couple et que votre conjoint a une mutuelle d’entreprise solide, vous pouvez être ayant droit et économiser substantiellement, quel que soit votre statut.
🛡️ Prévoyance : invalidité, décès, perte de revenus
C’est le sujet le plus souvent négligé — et le plus pénalisant en cas de coup dur.
Les TNS ont une couverture prévoyance très faible par défaut : indemnités journalières en cas d’arrêt maladie limitées (et inexistantes les premiers jours), pension d’invalidité réduite, capital décès symbolique. Il est indispensable de souscrire un contrat de prévoyance individuelle Madelin pour combler ces trous : comptez 80 à 250 €/mois selon le niveau de protection souhaité.
Les présidents de SASU bénéficient de la prévoyance du régime général salarié, équivalente à celle d’un cadre. Ils peuvent aussi mettre en place un contrat collectif d’entreprise pour renforcer la couverture. Globalement, la protection est supérieure dès le départ.
Point important souvent oublié : ni le TNS ni le président de SASU ne cotise à l’assurance chômage. Si vous perdez votre activité, vous n’avez pas droit aux ARE — sauf à avoir souscrit une assurance perte d’emploi spécifique (50 à 150 €/mois supplémentaires).
🔢 Ce que cela change concrètement
Si vous comparez deux freelances Salesforce confirmés à 100 000 € de CA :
- L’un en EURL avec rémunération + dividendes : net en poche optimisé, mais 150 €/mois de prévoyance à prévoir + mutuelle TNS plus chère, et retraite TNS plus faible à terme.
- L’autre en SASU avec bonne rémunération : net en poche un peu inférieur, mais couverture santé/prévoyance/retraite équivalente à un cadre. À 30 ans d’activité, l’écart de pension peut atteindre plusieurs centaines d’euros par mois.
Ces enjeux ne se résument pas à une simulation de net immédiat. Avant d’arbitrer entre EURL et SASU, prenez 1h avec un expert-comptable spécialisé : il chiffrera précisément l’impact sur votre retraite future et sur votre couverture santé/prévoyance selon votre profil (âge, situation familiale, projets). Ces calculs sortent du champ d’un simulateur grand public — c’est exactement le type de question pour laquelle nous pouvons vous mettre en relation gratuitement avec un partenaire comptable.
Questions fréquentes
Pourquoi mon net est-il si différent d’un statut à l’autre ?
Les statuts juridiques n’appliquent pas les mêmes taux de cotisations sociales (de 22 % en micro à 64 % en SASU sur la part salaire), et pas les mêmes impôts (IR direct en micro/EI, mix IS + IR + PFU en EURL/SASU). Un même CA peut donner des nets très différents selon le statut. Notre simulateur le montre en temps réel.
Quel statut pour un freelance Salesforce qui démarre ?
En général : micro-entreprise la première année, puis passage en EURL ou SASU quand vous dépassez 60 000 €/an de CA. Pour un freelance Salesforce certifié, le plafond micro est rapidement atteint — il faut anticiper le changement de statut.
Combien dois-je facturer pour avoir 60 000 € net par an ?
Très variable selon le statut. À 200 jours travaillés : en micro-entreprise, il faut environ 500 €/jour ; en SASU optimisée, environ 420 €/jour suffisent. Notre simulateur vous donne la réponse exacte selon votre situation familiale.
Faut-il prendre un comptable ?
En micro : pas obligatoire mais utile dès qu’on s’approche du plafond. En EI au réel : recommandé. En EURL et SASU : quasi-obligatoire. Comptez 80 à 200 €/mois selon le statut et le prestataire. Si vous voulez qu’on vous mette en relation avec un comptable habitué aux freelances Salesforce, remplissez le formulaire ci-dessous.
Le simulateur prend-il en compte la retraite et la mutuelle ?
Non, le simulateur compare uniquement le net en poche immédiat. Or le choix du statut a un impact majeur sur votre future retraite (régime TNS vs régime général), sur le coût et la qualité de votre mutuelle santé, et sur votre prévoyance (invalidité, décès, perte de revenus). Voir notre section dédiée plus haut. Là encore : c’est un sujet à creuser avec un expert-comptable, pas à régler avec un simulateur grand public.
Mes simulations sont-elles précises ?
Non, ce sont des estimations pédagogiques. Nous utilisons des hypothèses moyennes (ratios rémunération/dividendes, frais société moyens, abattements forfaitaires) qui ne tiennent pas compte de votre situation personnelle complète. Pour un calcul fiable, consultez un expert-comptable.
Notre méthodologie
Le simulateur applique pour chaque statut une chaîne de calcul standard :
- Chiffre d’affaires HT = TJM × jours facturés.
- Soustraction des frais professionnels et frais société (sauf micro).
- Calcul des cotisations sociales (URSSAF, SSI/CIPAV ou DSN salarié selon statut).
- Calcul de l’impôt (IR direct ou IS + IR + PFU dividendes selon statut).
- Net en poche = ce qui vous reste après tous les prélèvements.
Les taux utilisés sont ceux en vigueur en 2026 selon les barèmes URSSAF, SSI et impots.gouv.fr disponibles publiquement. Ces simulations peuvent comporter des approximations et ne remplacent pas un calcul personnalisé par un expert-comptable.
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